Alimentation ou avion : qu’est-ce qui pèse vraiment sur le climat ? Le débat est ouvert !
Bonjour à tous,
Eric ici. J’ai longtemps hésité avant d’écrire sur ce sujet, parce qu’à chaque fois que j’évoque mes voyages professionnels, ça ne manque pas : on me tombe dessus ! Et je comprends, hein. L’avion, c’est visible, c’est spectaculaire, ces traînées blanches dans le ciel… Difficile de ne pas se sentir coupable.
Sauf que les chiffres racontent une toute autre histoire.
Ce que j’ai découvert (et qui m’a vraiment surpris)
En creusant la littérature scientifique pour un article que je viens de publier sur le blog, je suis tombé sur une donnée qui m’a scotché : réduire sa consommation de viande à trois fois par semaine équivaut à éviter six vols court-courriers par an. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est une étude publiée dans ScienceDirect en mars 2024.
Et quand on regarde le tableau d’ensemble, c’est encore plus frappant :
- L’élevage mondial : 14,5 % des gaz à effet de serre (source FAO)
- L’aviation : 2,5 % des émissions de CO₂ directes
Même en comptant tous les effets indirects de l’aviation (traînées de condensation, oxydes d’azote), on arrive à environ 5,9 %. L’élevage pèse donc deux à six fois plus lourd sur le climat que l’avion.
Et un chiffre qui fait réfléchir : 1 kg de bœuf = l’équivalent carbone de 14 repas végétariens. Quatorze !
Ce qui me frappe le plus
C’est cette culpabilité mal placée que je rencontre souvent. Des personnes qui se flagellent parce qu’elles ont pris l’avion une fois dans l’année pour voir leur famille… alors qu’elles mangent de la viande deux fois par jour sans y penser. Je ne dis pas qu’il faut prendre l’avion les yeux fermés, bien sûr. Mais il y a un sacré déséquilibre dans la perception collective.
Le plus encourageant ? Réduire de 50 % notre consommation de viande suffirait à la France pour atteindre ses objectifs climatiques (Réseau Action Climat, 2024). Pas la supprimer. Juste la réduire de moitié.
Et les protéines dans tout ça ?
C’est LA question qu’on me pose systématiquement. Avec Aurélie, après 18 ans chez Biovie à accompagner des milliers de personnes, on peut vous le confirmer : les protéines végétales sont largement suffisantes quand on sait les combiner. La spiruline à elle seule contient 60 à 70 % de protéines complètes, soit trois fois plus que la viande. Ajoutez les légumineuses germées, les algues, les graines de chanvre… les alternatives ne manquent vraiment pas.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
J’aimerais beaucoup avoir vos retours sur ce sujet :
- Aviez-vous conscience de cet écart entre élevage et aviation ? Ça vous surprend ?
- Pour ceux qui ont déjà réduit ou supprimé la viande, quel a été le déclic ? La santé, l’environnement, les animaux, les trois ?
- La question des protéines vous inquiète-t-elle encore ? Ou avez-vous trouvé vos alternatives ?
- Comment réagissez-vous face au « flight shaming » alors que le contenu de l’assiette pèse bien plus lourd ?
Ce débat est important parce qu’il touche à nos habitudes quotidiennes. Et c’est justement là que se trouve le levier le plus puissant : dans notre assiette, trois fois par jour.
L’article complet avec toutes les références scientifiques est à lire sur le blog.